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Sénégal: La sanglante réplique du Colonel Moumar Gueye à Marine Le Pen « où donc était ton père pendant la guerre »?

L’écrivain sénégalais Moumar Gueye s'en prend à la Présidente du Front National français, Marine Le Pen. Dans une contribution parvenue à "Pour la vraie démocratie en Afrique", l'auteur de plusieurs ouvrages tels que « Mon combat contre l’arbitraire », « itinéraire d’un Saint-Louisien » entre autres… , non moins Ingénieur des Eaux et forêts, spécialisé en agroforesterie et développement international, commandeur de l’Ordre du Mérite Sénégalais depuis 1997 s’est indigné du discours de la fille de Jean Marine Le Pen à l’endroit des Africains. 

« Je fais partie des Sénégalais qui entrent toujours dans une légitime colère quand un quelconque citoyen du Monde insulte mes compatriotes ou manque de respect à ce pays que nous aimons tous avec fureur et qui s’appelle le SÉNÉGAL!

Quand j’ai entendu et lu la récente déclaration de Marine Le Pen du Front national et par laquelle elle dit ceci : « Je pense que ce n’est pas du tout le rôle de la région de payer des moustiquaires aux détenus au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le paludisme », j’ai été envahi par une grande colère, car cette dame est coutumière d’injures, de mépris et de stigmatisations envers les Africains!

Ces propos injurieux et irrespectueux de la part de cette dirigeante dont le parti politique s’est toujours singularisé dans la violence verbale, l’intolérance et les propos racistes et ingrats, m’a poussé prendre ma plume pour convoquer l’histoire des relations entre la France et le Sénégal!

HOMMAGES A MADIBA AVEC DES CITATIONS

"N’oublie pas qu’un saint est un pécheur qui cherche à s’améliorer."  

  "Les hommes qui prennent de grands risques doivent s'attendre à en supporter souvent les lourdes conséquences."  
  "J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre."


 "Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur."

 "Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé."


 "Je savais parfaitement que l'oppresseur doit être libéré tout comme l'opprimé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de sa haine, il est enfermé derrière les barreaux de ses préjugés et de l'étroitesse d'esprit. (...) Quand j'ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission: libérer à la fois l'opprimé et l'oppresseur."   "Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse".


  "Je n'étais pas un messie, mais un homme ordinaire qui était devenu un leader en raison de circonstances extraordinaires."


   "Mon plus grand regret dans la vie est de n'être jamais devenu champion du monde poids lourds de boxe." 


  "Il est sage de persuader les gens de faire des choses et de les amener à penser que l'idée venait d'eux".

"Je ne perds jamais. soit je gagne, soit j'apprends"

SI J'ETAIS ALPHA CONDE...

Alpha Condé. PR de la Guinée
Si j'étais Condé... Si j’étais Alpha Condé, je chaufferais mes partisans en disant que je suis combattu par mes opposants, appuyés par des ennemis extérieurs parce que je mène le vrai combat, celui de l’indépendance réelle de mon pays, et de la dignité de mon peuple.
Si j’étais Alpha Condé, je dirais que je suis combattu par les forces impérialistes parce que j’ai entrepris de libéraliser le secteur minier et que j’ai ouvert le marché à des Brésiliens.
Si j’étais Alpha Condé, j’accuserais les réseaux françafricains de vouloir attenter à ma vie et brandirait chaque passage à Paris de l’un de mes opposants, comme preuve irréfutable du complot des forces coalisées de l’occident, pour me faire tomber.
Si j’étais Alpha Condé, je dirais que les forces internationales du mal ne supportent pas que la Guinée, un si petit pays d’Afrique, regorge d’autant de richesses, raison pour laquelle, elles combattent tous les dignes présidents qui se sont succédé jusque-là, dont l’intrépide Dadis Camara, ce digne fils de la Guinée, qui voulait rendre sa fierté au Guinéen et qui est accusé de tous les maux par les organisations internationales, à la solde des occidentaux.

Si les Africains veulent la démocratie, c’est à eux d’en payer le prix
























Voici un  article pertinent dans son analyse que je voudrais partager avec vous. Nous pourrons échanger aux travers des commentaires.   




    
                              


                                                                                                                                                          




     Nous voici donc en 2010, cinquante ans après la décolonisation. Y-a-t-il vraiment quoi que ce soit à commémorer ou faut-il au contraire tout reprendre ?
Restauration autoritaire par-ci,  multipartisme administratif par là, ailleurs maigres avancées au demeurant réversibles et, à peu près partout, niveaux très élevés de violence sociale, voire situations d’enkystement, de conflit larvé ou de guerre ouverte, sur fonds d’une économie d’extraction qui, dans le droit fil de la logique mercantiliste coloniale, continue de faire la part belle à la prédation – voilà, à quelques exceptions près, le paysage d’ensemble.


Dans la plupart des cas, les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont toujours à la merci de satrapes dont l’objectif unique est de rester au pouvoir à vie. Du coup, la plupart des élections sont truquées. On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais l’on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l’économie, et surtout de l’armée, de la police et des milices. La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n’existant pratiquement pas, seul l’assassinat, la rébellion ou le soulèvement armé peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées, surtout en Afrique francophone où, les manipulations électorales et les successions de père en fils aidant, l’on peut dire que l’on vit, de facto, sous des chefferies masquées.
Où allons-nous ?
Cinq tendances lourdes me frappent aussi. La première est l’absence d’une pensée de la démocratie qui constituerait une véritable alternative au modèle prédateur en vigueur à peu près partout.La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale sur le continent.
La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs nègres – phénomène qui rappelle, toutes proportions gardées, des processus similaires au cours du XIXe siècle lorsque, incapables de négocier à leur avantage les pression internes et externes et l’arrimage à un capitalisme destructeur, de nombreux royaumes perdirent leur souveraineté et finirent dans le désordre et les guerres fratricides.
La quatrième est  l’enkystement de pans entiers de la société et l’irrépressible désir, chez des centaines de millions, de vivre partout ailleurs sauf chez eux – le désir généralisé de défection et de désertion.
À ces dynamiques structurelles vient s’ajouter une autre – l’émergence d’une culture du racket, de l’émeute sanglante et sans lendemain et qui, à l’occasion, tourne facilement à la guerre de pillage. Cette sorte de lumpen-radicalisme, à la vérité violence sans projet politique alternatif, n’est pas seulement porté par les « cadets sociaux » dont « l’enfant-soldat » et le « sans-travail » des bidonvilles constituent les tragiques  symboles.  Cette sorte de populisme sanglant  est aussi mobilisée,  lorsqu’il le faut,  par les forces sociales qui, ayant colonisé  l’appareil d’État, en ont fait l’instrument de son enrichissement personnel ou, simplement, une ressource privée ou encore une source d’accaparements en tous genres, dans le contexte de la lutte quotidienne soit pour l’accumulation, soit pour la survie pure et simple. Quitte à détruire l’État, l’économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n’étant d’ailleurs à ses yeux qu’une manière de conduire la guerre civile ou la guerre ethnique par d’autres moyens.
Ces brusques observations ne signifient toutefois pas qu’il n’existe aucune saine aspiration à la   liberté et au bien-être en Afrique. Ce désir peine cependant à trouver un langage, des pratiques effectives, et surtout une traduction dans des institutions nouvelles et une culture politique neuve où la lutte politique n’est plus un jeu à somme nulle.
 

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