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OU ALLONS NOUS ?

Burkina Faso: à la télévision, un homme en uniforme du RSP annonce la démission du président

Le militaire s’est présenté au nom d’un Conseil national pour la démocratie. Il a annoncé la démission du président Kafando et la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.

AU REVOIR COMPAORE !

LE PEUPLE A TOUJOURS LE DERNIER MOT !



De nombreux analystes estiment que plusieurs présidents africains doivent regarder avec inquiétude les événements du Burkina Faso. Au Burundi, Rwanda, Bénin, Congo Brazza et RDC, les chefs d’ États sont accusés de vouloir, comme Blaise Compaoré, s'accrocher au pouvoir en modifiant leurs Constitutions.



C’est "un avertissement, à la fois pour les régimes vieillissants et pour ceux qui essaient de se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles", prévient, par exemple, Thierry Vircoulon, de l'International Crisis Group.

HOMMAGES A MADIBA AVEC DES CITATIONS

"N’oublie pas qu’un saint est un pécheur qui cherche à s’améliorer."  

  "Les hommes qui prennent de grands risques doivent s'attendre à en supporter souvent les lourdes conséquences."  
  "J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre."


 "Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur."

 "Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé."


 "Je savais parfaitement que l'oppresseur doit être libéré tout comme l'opprimé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de sa haine, il est enfermé derrière les barreaux de ses préjugés et de l'étroitesse d'esprit. (...) Quand j'ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission: libérer à la fois l'opprimé et l'oppresseur."   "Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse".


  "Je n'étais pas un messie, mais un homme ordinaire qui était devenu un leader en raison de circonstances extraordinaires."


   "Mon plus grand regret dans la vie est de n'être jamais devenu champion du monde poids lourds de boxe." 


  "Il est sage de persuader les gens de faire des choses et de les amener à penser que l'idée venait d'eux".

"Je ne perds jamais. soit je gagne, soit j'apprends"

''Qui doit juger qui ?''

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Venance Konan
"Alassane Ouattara ne juge que les partisans de Laurent Gbagbo et personne de son propre camp. Il pratique donc la justice des vainqueurs.

 C’est l’accusation qui est lancée contre le Président de la République, depuis quelque temps, et contre laquelle il doit se défendre.
Justice des vainqueurs ? Oui ! Et alors ? Peut-on nous dire, dans la longue histoire de l’humanité, où et quand le vainqueur a été jugé ou s’est jugé lui-même pour se punir d’avoir… vaincu ? Où et quand le plus faible a jugé le plus fort ?
Qui a jugé les Européens pour tous les crimes qu’ils ont commis en Amérique, en Afrique, en Asie ? Qui a jugé les Américains pour tous les crimes commis par leur armée au Vietnam, en Irak, en Afghanistan ? Qui cherche à les juger pour tous les enfants que leurs drones tuent tous les jours au Pakistan, en Afghanistan ? Qui a jugé les Français pour les crimes qu’ils ont commis durant la guerre en Algérie ? Qui a jugé Paul Kagame pour avoir soutenu la guerre qui a fait partir Mobutu du pouvoir, au prix de milliers, voire de millions de morts ? Qui ignore le nombre de corps sur lesquels Kabila père a marché, avec le soutien des Rwandais, pour parvenir à Kinshasa ? Pourquoi donc les justiciers d’aujourd’hui ne réclament-ils pas, avec autant de véhémence, que les auteurs de ces crimes soient, eux aussi, jugés ? Pourquoi les Américains ont-ils refusé de signer le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale ? Parce que la grande puissance qu’ils sont refuse que quiconque ose vouloir les juger pour les crimes qu’ils commettent dans leurs guerres. Qui a jugé qui, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ? Qui, dans l’histoire, a toujours jugé qui, à la fin de toutes les guerres ?

Morceaux choisis du discours de OBAMA en Afrique du Sud

"Dans trop de pays, l'action de bandits, de seigneurs de la guerre et de trafiquants d'êtres humains empêchent l' Afrique de concrétiser ses promesses", a-t-il déclaré devant un panel d'un millier de jeunes réunis dans l'université du Cap.

"L’histoire nous a montré que des progrès ne sont possibles que lorsque les gouvernements sont au service de leur peuple et non l'inverse",

 les promesses de la libération (de l'ancienne colonie britannique, la Rhodésie du Sud, devenue Zimbabwe) ont été suivies d'une corruption du pouvoir et d'un effondrement de l'économie." La veille, il avait déjà plaidé pour "des réformes" au Zimbabwe afin d'assurer que les élections, prévues cette année, soient "libres et équitables".

 "Au nom de notre famille, c'est emplis d'humilité que nous nous tenons ici, où des hommes d'un tel courage ont fait face à l'injustice et refusé de plier," a-t-il écrit dans le livre d'or de l'ancienne prison du régime raciste d'apartheid, devenue mémorial à l'avènement de la démocratie en 1994.  

"Le monde est reconnaissant aux héros de Robben Island, qui nous rappellent qu'aucun fer ou aucune cellule ne peuvent égaler la force de l'esprit humain," a-t-il ajouté.

Procès Gbagbo: la procureure de la CPI présente les charges



La procureure Fatou Bensouda aux côtés d'Eric MacDonald du bureau du procureur lors de la première audience. La Haye, le 19 février 2013.
La procureure Fatou Bensouda aux côtés d'Eric MacDonald du bureau du procureur lors de la première audience. La Haye, le 19 février 2013.
REUTERS/Michael Kooren

Par RFI
La Cour pénale internationale (CPI) a entamé ce mardi 19 février une audience qui doit s'étaler sur une dizaine de jours. Il s'agit pour les juges d'étudier si le dossier de l'accusation permet l'ouverture ou non d'un procès pour crime contre l'humanité. En clair, l'ancien président ivoirien peut-il être tenu pour responsable des violences postélectorales ?

Comment redresse-t-on donc une démocratie ?

Pillage par des militaires maliens








Bonne analyse de la situation !!! 

Comment redresse-t-on donc une démocratie ? Les militaires qui ont pris le pouvoir, ce mercredi 21 mars, à Bamako, finiront peut-être par nous le dire. Ou nous le montrer, puisqu’ils se proclament « Comité national pour le redressement de la démocratie ».
A moins d’un spectaculaire retournement de situation, auquel personne ne semble croire à Bamako, Amadou Toumani Touré a perdu le pouvoir. Renversé par des militaires peu gradés, qui lui reprochent, à lui, le général, son… « incompétence » ! Ce putsch, intervenant à quelques semaines de la fin du second mandat de « ATT », peut même paraître inutile. Mais, de l’avis d’un des leaders de l’opposition, si ce groupe-là n’avait pas perpétré le putsch, un autre l’aurait fait. Et nous qui commencions à nous habituer à l’idée que les coups d’Etat ne font plus partie de la vie politique africaine !
La grande leçon de ce qui est en train de se produire au Mali, est qu’il y a, sur ce continent, des pays où un coup d’Etat ne peut jamais survenir, ceux qui ne sont à l’abri de rien, et ceux qui, par nature, appellent les coups d’Etat. En d’autres termes, il y a les pays démocratiques, les pays en voie de démocratisation, et les pays pas démocratiques du tout.

Vous êtes l'évolution !

Je voudrais vous faire partager cette vidéo. Est ce que ce changement est possible ?
J'attends vos commentaires SVP !

SI WADE EST DEMOCRATE, IL DOIT QUITTER LE POUVOIR !

Wade 
                     Par essence, un vrai démocrate doit avoir le sens de l’honneur, de l’éthique et de la morale. Pour l'heure, Nelson Mandela demeure  le meilleur exemple en Afrique voire dans le monde. Pourquoi ? Après vingt sept ans de prison pour un combat noble contre l’apartheid, il a accepté de faire un seul mandat alors que la loi lui permettait de se porter candidat pour un deuxième mandat. En sus de cela, il appartient à un parti majoritaire dans l’échiquier politique sud africain. Il aurait pu dire, j’ai souffert pendant longtemps, il je reste donc     aussi longtemps que possible ou encore, Je suis aimé de part le monde et on me réclame au pouvoir. A la surprise générale,  Mandela a su partir dans l’honneur et dans la gloire.

Si les Africains veulent la démocratie, c’est à eux d’en payer le prix
























Voici un  article pertinent dans son analyse que je voudrais partager avec vous. Nous pourrons échanger aux travers des commentaires.   




    
                              


                                                                                                                                                          




     Nous voici donc en 2010, cinquante ans après la décolonisation. Y-a-t-il vraiment quoi que ce soit à commémorer ou faut-il au contraire tout reprendre ?
Restauration autoritaire par-ci,  multipartisme administratif par là, ailleurs maigres avancées au demeurant réversibles et, à peu près partout, niveaux très élevés de violence sociale, voire situations d’enkystement, de conflit larvé ou de guerre ouverte, sur fonds d’une économie d’extraction qui, dans le droit fil de la logique mercantiliste coloniale, continue de faire la part belle à la prédation – voilà, à quelques exceptions près, le paysage d’ensemble.


Dans la plupart des cas, les Africains ne sont toujours pas à même de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont toujours à la merci de satrapes dont l’objectif unique est de rester au pouvoir à vie. Du coup, la plupart des élections sont truquées. On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais l’on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l’économie, et surtout de l’armée, de la police et des milices. La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n’existant pratiquement pas, seul l’assassinat, la rébellion ou le soulèvement armé peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées, surtout en Afrique francophone où, les manipulations électorales et les successions de père en fils aidant, l’on peut dire que l’on vit, de facto, sous des chefferies masquées.
Où allons-nous ?
Cinq tendances lourdes me frappent aussi. La première est l’absence d’une pensée de la démocratie qui constituerait une véritable alternative au modèle prédateur en vigueur à peu près partout.La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale sur le continent.
La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs nègres – phénomène qui rappelle, toutes proportions gardées, des processus similaires au cours du XIXe siècle lorsque, incapables de négocier à leur avantage les pression internes et externes et l’arrimage à un capitalisme destructeur, de nombreux royaumes perdirent leur souveraineté et finirent dans le désordre et les guerres fratricides.
La quatrième est  l’enkystement de pans entiers de la société et l’irrépressible désir, chez des centaines de millions, de vivre partout ailleurs sauf chez eux – le désir généralisé de défection et de désertion.
À ces dynamiques structurelles vient s’ajouter une autre – l’émergence d’une culture du racket, de l’émeute sanglante et sans lendemain et qui, à l’occasion, tourne facilement à la guerre de pillage. Cette sorte de lumpen-radicalisme, à la vérité violence sans projet politique alternatif, n’est pas seulement porté par les « cadets sociaux » dont « l’enfant-soldat » et le « sans-travail » des bidonvilles constituent les tragiques  symboles.  Cette sorte de populisme sanglant  est aussi mobilisée,  lorsqu’il le faut,  par les forces sociales qui, ayant colonisé  l’appareil d’État, en ont fait l’instrument de son enrichissement personnel ou, simplement, une ressource privée ou encore une source d’accaparements en tous genres, dans le contexte de la lutte quotidienne soit pour l’accumulation, soit pour la survie pure et simple. Quitte à détruire l’État, l’économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n’étant d’ailleurs à ses yeux qu’une manière de conduire la guerre civile ou la guerre ethnique par d’autres moyens.
Ces brusques observations ne signifient toutefois pas qu’il n’existe aucune saine aspiration à la   liberté et au bien-être en Afrique. Ce désir peine cependant à trouver un langage, des pratiques effectives, et surtout une traduction dans des institutions nouvelles et une culture politique neuve où la lutte politique n’est plus un jeu à somme nulle.

La France est-elle une république bananière ?



Je vous  invite à le lire car il permet de comprendre que "les conseilleurs ne sont pas les payeurs" ou "faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais". Comprendre aussi que ce n'est pas seulement l'Afrique qui produit des républiques bananières. Si, comme l'affirme Montesquieu, le principe qui fonde la démocratie est la vertu, la France est encore loin d'en être une. Ce livre le démontre avec force.


En librairie  depuis le 20 Avril 2009. La question que pose Olivier Toscer, journaliste d'investigation, est évidemment provocante mais pertinente (la collection «A dire vrai» s'en est fait une spécialité): «La France est-elle une république bananière?» Oui, par bien des traits. Pas tous, évidemment, l'ouvrage prend soin d'éviter toute caricature. Mais la quantité d'exemples qui illustrent les travers de notre belle démocratie laisse perplexe. La plupart sont déjà connus: l'affaire Elf, celle                        des emplois fictifs de la mairie de Paris...


"À première vue, il s'agit là d'un régime daté et localisé, aux antipodes des principes démocratiques tels qu'on les connaît dans notre pays. En France, le bourrage des urnes est un épiphénomène quasi inexistant, sauf parfois en Corse et dans le Ve arrondissement de Paris, et l'alternance politique une règle invariable. Le fonctionnement des institutions respecte à peu près harmonieusement la lettre de la Constitution et les éventuels conflits se règlent devant les sages de la rue Montpensier. Les affaires de corruption encombrent les tribunaux. Les droits des citoyens ne sont pas seulement garantis par la justice mais également par toute une série d'autorités indépendantes aux acronymes compliqués. Le fichage est balisé par la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), les écoutes téléphoniques sont encadrées par la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité), la pluralité dans les médias télévisuels est contrôlée par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), les bavures policières le sont par la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité), les infractions boursières par l'AMF (Autorité des marchés financiers), les discriminations par la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), etc. Même les détenus des prisons françaises peuvent recourir à l'arbitrage du nouveau « défenseur des droits des citoyens », institué en juillet 2008. Et pourtant.



Si les pouvoirs en France semblent respecter la lettre d'une démocratie harmonieuse, son esprit est sans cesse bafoué. La corruption, par exemple, reste un phénomène endémique." Extrait page 2



Démocratie, droits de l’homme et développement

Je voudrais vous faire partager cet article que j'ai trouvé pertinent !

L'Inter - du 22 octobre 2009 par Venance Konan, écrivain journaliste. / Email : venancekonan@yahoo.fr

Je ne peux que dire « bravo » à notre organisation régionale et l’encourager sur cette voie. Certes, on peut s’interroger sur la capacité de dirigeants, très peu démocrates et très peu regardants sur le respect des droits de l’homme, à imposer ces deux valeurs à d’autres pays. Ne l’oublions pas. Les dirigeants de la CEDEAO, ce sont Amadou Toumani Touré, John Atta Mills, Ernest Baï Koroma, Yayi Boni, Yar’Adua, Ellen Johnson-Sirleaf, mais aussi Laurent Gbagbo, Faure Gnassingbé, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, le putschiste de Mauritanie et Yayah Jameh. Lesquels de ces chefs d’Etat peuvent-ils être considérés comme de vrais démocrates et des hommes respectueux des droits les plus élémentaires de leurs concitoyens ? Lesquels ? Dadis Camara est indéfendable, il n’y a pas de débat sur la question. Et personne de lucide en Afrique n’a accepté le coup de force de Mamadou Tandja pour se maintenir à la tête de son pays malgré sa constitution et malgré le combat héroïque de la classe politique et de la société civile nigériennes. Mais, rappelons-le, en Côte d’Ivoire, lors des législatives de 2000, des femmes ont été sauvagement battues et violées. Et l’on a entendu une femme politique de premier plan déclarer que ces femmes violées l’avaient bien cherché, en allant manifester. Dans ce même pays, en 2002, des escadrons de la mort ont tué impunément des dizaines de personnes ; en mars 2004, une manifestation de l’opposition a été réprimée dans le sang et l’ONU a compté plus de 120 morts, un étudiant du nom d’Habib Dodo et un jardinier du nom de Badolo ont été sauvagement assassinés sans que la moindre enquête n’ait eu lieu pour rechercher et arrêter les meurtriers ; des chefs de guerre ont pillé des banques, des domiciles et des entreprises, assassiné des gens en les enferment dans des containers, violé des femmes, sans être inquiétés. Au Nigeria et au Togo, les élections de Yar’Adua et de Faure Gnassingbé se sont soldées par des centaines de morts ; au Nigeria des membres d’une secte islamique ont été récemment tués ; en Gambie les opposants sont régulièrement assassinés et la presse est muselée ; le chef de l’Etat burkinabé a longtemps traîné une réputation de fomenteur de trouble chez ses voisins, et le fantôme de notre confrère Norbert Zongo le hante toujours ; Abdoulaye Wade veut se faire succéder par son fils et limoge ou emprisonne quiconque veut se mettre en travers du chemin de son rejeton ; des opposants sont tabassés, etc. On pourrait énumérer pendant encore longtemps toutes les violations des droits de l’homme dans notre espace CEDEAO. Et l’on verra bien lesquels de ces chefs accepteront de bon gré d’être sanctionnés par leurs peuples à travers les urnes sans chercher à tripatouiller les élections ou leurs résultats. En Côte d’Ivoire toujours, voici déjà quatre ans que l’on court derrière une élection dont la date ne cesse de reculer comme l’horizon, au fur et à mesure que l’on avance vers elle, parce que des personnes veulent à tout prix s’accrocher au pouvoir sans se soucier le moins du monde du peuple. Lesquels parmi tous ces chefs d’Etat peuvent vraiment donner des leçons de démocratie et de respect des droits de l’homme à Tandja et à Dadis sans faire rire ? Mais tout cela dit, nous, peuples de l’espace CEDEAO, nous devons d’encourager notre organisation à poursuivre sur cette voie. Même si l’on peut légitimement penser qu’elle a agi ainsi pour ne pas être en reste des Européens. Mais il n’est jamais trop tard pour bien agir, et ne boudons pas notre plaisir lorsque la CEDAO s’engage sur la voix du respect de la démocratie et des droits de l’homme. Les intellectuels et les organisations de la société civile doivent inlassablement rappeler à nos dirigeants, mais aussi à nos peuples, que notre continent ne s’en sortira jamais tant que nous n’aurons pas fait de la démocratie et du respect des droits de l’homme des valeurs non négociables. Certes, tout comme la démocratie américaine n’est pas transposable en France ou en Grande Bretagne, la démocratie européenne ou américaine n’est pas non plus transposable comme telle en Afrique. Mais il y a des principes de la démocratie qui sont universels et que nous devons nous approprier. Jimmy Carter, l’ancien président américain et prix Nobel de la paix avait dit une fois que ce ne sont pas les Etats-Unis qui ont inventé les droits de l’homme, mais que ce sont les droits de l’homme qui ont fait les Etats-Unis. C’est le respect des droits des Africains par leurs dirigeants qui fera l’Afrique. Et pour que cela se fasse, il faut que de partout les voix s’élèvent pour dire très fortement « non » lorsque cela est nécessaire, lorsque des évènements comme ceux qui ont meurtri la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Togo ou la Gambie se déroulent. C’est parce que de nombreuses voix se sont élevées partout dans le monde et surtout en Afrique que le sanglant bouffon de Dadis Camara est aujourd’hui condamné à sortir de l’histoire de son pays par la petite porte.

 

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